Comment Présenter son Travail devant un Jury, Tenir le Temps Donné et Répondre Sans se Justifier
(Même si vous avez un an de travail derrière vous et seulement quelques minutes devant)
Continuez à lire si vous voulez :
- Décider avant d'écrire ce que le jury doit emporter en sortant de la salle
- Choisir dans un an de travail les trois éléments qui portent réellement, et couper le reste sans le perdre
- Tenir le temps qui vous est donné, en le sachant plusieurs semaines à l'avance et non la veille
- Recevoir une objection sur votre travail ou votre parcours sans vous défendre et sans céder
- Suivre un plan de 30 jours à dix minutes par jour, ou la version resserrée en une semaine
Cher lecteur, chère lectrice,
Il y a un moment que personne ne vous prépare vraiment, et il arrive toujours de la même façon.
Vous avez le travail derrière vous. Un rapport de stage, un mémoire à soutenir, un projet de fin d'études, une thèse professionnelle. Ou alors des années de métier, des postes tenus, une décision de changer de voie et un concours à passer. La matière existe, elle est solide, et personne dans cette salle ne la connaîtra aussi bien que vous.
Et il reste quelques minutes pour la montrer à des gens qui ne l'ont pas vécue.
Alors on fait ce que tout le monde fait. On relit. On révise. On reprend son document une quatrième fois, en se disant que plus on le connaîtra, mieux cela se passera.
Personne n'a jamais raté un oral de ce type parce qu'il connaissait mal son propre travail.
J'accompagne des professionnels dont la prise de parole engage quelque chose d'important : des dirigeantes qui présentent leurs résultats, des indépendants qui défendent un projet, des cadres qui passent des entretiens décisifs. Quand j'ai regardé de près ce qui se passe dans une soutenance ou dans un oral de concours, j'ai retrouvé exactement les mêmes causes, et aucune n'est une question de compétence.
La première. Le travail est raconté dans l'ordre où il a été mené. J'ai commencé par ceci, puis j'ai fait cela, puis j'ai rencontré une difficulté, puis j'ai obtenu ce résultat. C'est exact, c'est loyal, et pourtant cela n'apprend rien à personne : tout arrive au même niveau d'importance, et un auditeur qui ignore ce qu'il doit retenir ne retient rien.
La deuxième. La présentation dure sensiblement plus longtemps que le temps disponible. On le sait vaguement, on compte accélérer sur le moment. Et sur le moment, on accélère, on escamote la fin, et la fin contenait justement ce qui comptait. Un propos trop long ne s'arrête jamais à l'endroit choisi : il s'interrompt quand la durée est épuisée.
La troisième, et c'est celle qui coûte le plus cher : le moment où le jury prend la parole n'a jamais été travaillé. Une seule fois. On a préparé sa présentation, uniquement sa présentation, et l'on découvre sur place que l'échange est un exercice complètement différent. Or c'est lui qui laisse la dernière impression.
La quatrième se joue en quelques secondes. Un membre du jury interroge une limite, un choix de méthode, une période du parcours. La question est entendue comme un reproche, et l'on se met à défendre. Alors que dans la plupart des cas, il ne s'agissait pas d'un reproche mais d'une occasion offerte de prouver que l'on connaît son propre travail, limites comprises.
Le travail avait été fait. Il avait simplement été fait sur la seule chose qui ne décidait de rien.
Ce qui m'a frappé, c'est l'écart avec ce qui existe ailleurs. Un cadre qui doit défendre un dossier trouve sans difficulté des méthodes, des trames, des simulations. Quelqu'un qui joue un diplôme ou une carrière sur quelques minutes trouve des manuels de contenu et des conseils généraux sur la confiance en soi.
Or il s'agit exactement des mêmes gestes. Décider ce que l'on veut faire retenir, le porter avec du concret, tenir sa position quand on vous objecte quelque chose. Cela ne dépend ni du diplôme ni du secteur, et cela s'apprend.
Ce que je prenais pour un problème de préparation était un problème de construction. Et une construction, cela s'enseigne, pièce par pièce.
Alors, il y avait deux options :
Option #1 :
Continuer à relire son document le soir, espérer que le jour venu tout sortira dans le bon ordre, arriver sans savoir combien de temps dure réellement ce que l'on a préparé, et découvrir la partie où le jury interroge en direct, sans l'avoir travaillée une seule fois.
Option #2 :
Traiter ce moment pour ce qu'il est vraiment : une prise de parole qui se construit, se chronomètre, se répète à voix haute et se mesure. Avec des étapes, des trames à remplir, un chronomètre, et des questions de jury traitées à l'avance plutôt que découvertes sur place.
Si vous êtes comme moi, vous savez que l'option #1 n'en est pas une.
J'ai donc construit une méthode pour ces deux situations précises, la soutenance et l'oral de concours, en reprenant ce qui fonctionne chez les professionnels que j'accompagne, et en la découpant en séances de dix minutes qui tiennent dans une soirée déjà chargée.
Elle tient en trois pièces, et c'est tout.
La méthode de la Pièce Maîtresse : une ligne, trois preuves, une tenue
Pendant ces quelques minutes, vous avez une seule chose à faire : poser une pièce sur la table et faire voir ce qu'elle vaut. Cette pièce est votre travail dans un cas, ce que vous apportez dans l'autre. Elle est déjà là. Rien à fabriquer : il reste à la choisir, à la montrer, puis à la tenir.
Une ligne. Une phrase écrite, une seule, qui dit ce qui change et pour qui. Ni un titre, ni un thème : une phrase qui porte une valeur et que l'on peut discuter. Tout en découle, y compris ce que vous coupez, l'ordre de votre propos, et jusqu'à la façon dont vous répondrez au jury.
Trois preuves. Une ligne seule est une affirmation, et un jury ne discute pas une affirmation. Il lui faut trois éléments concrets, et de trois natures différentes : une décision que vous savez justifier, un obstacle réel et ce que vous en avez fait, un résultat que vous pouvez décrire précisément. Trois, pas cinq : au delà, un auditeur cesse de les distinguer et l'ensemble redevient un flux.
Une tenue. Voilà le morceau que presque personne ne prépare, et il pèse lourd sur la dernière impression. Recevoir la question entière avant d'y aller, répondre en trois mouvements, accorder la part juste d'une objection sans abandonner le reste, dire une limite sans s'excuser. Cela s'entraîne comme le reste, et cela s'entraîne vite.
Ces trois pièces se travaillent séparément, dans cet ordre, et chacune produit une trace écrite. C'est ce qui rend la préparation supportable : on ne se demande jamais si l'on a assez travaillé, on regarde ce que l'on a produit ce soir-là.
Une précision qui compte, et elle est écrite dès la première page du livre. Chaque épreuve a ses modalités propres : le temps accordé, la présence ou non d'un entretien, l'usage d'un support, l'existence d'une mise en situation. Ces éléments se lisent dans le règlement de votre propre épreuve. Ce livre ne les invente jamais, et la méthode vaut dans tous les cadres, parce qu'elle s'appuie sur le seul invariant : un jury écoute, puis il interroge.
Imaginez juste un moment...
- Ouvrir un cahier et voir une phrase écrite en une ligne, au lieu d'un an de travail et d'un vide.
- Savoir dès la deuxième semaine si votre présentation dépasse le temps donné, au lieu de le découvrir la veille.
- Entendre une question du jury et savoir quoi dire dans les cinq premières secondes.
- Dire vous-même une limite de votre travail, sur un ton égal, et voir le jury passer à autre chose.
- Répondre à « pourquoi ce concours maintenant » par un fait daté, et non par une phrase que tout le monde peut dire.
La bonne nouvelle : tout cela se travaille, et par séances de dix minutes
Il n'y a pas besoin d'un stage.
Il n'y a pas besoin d'un talent particulier, et surtout pas d'un mois de congés devant soi.
Il faut savoir dans quel ordre s'y prendre, disposer de trames à remplir plutôt que d'une page blanche, et faire passer tout cela par la bouche, debout, avec un chronomètre. Trois objets suffisent, tous déjà en votre possession : de quoi chronométrer, de quoi enregistrer, et un mur.
Il y a d'ailleurs une raison technique à ces séances courtes. Ce que vous préparez ne se range pas dans un classeur : cela ressemble davantage à un geste sportif, que la voix et le sang-froid doivent restituer sans effort au moment voulu. Ce type d'automatisme se construit par le nombre de répétitions, jamais par la longueur de chacune.
Et lorsque l'échéance est déjà toute proche, la version resserrée reprend la même charpente en sept étapes, sans rien inventer.
Maintenant, laissez-moi vous poser une question...
À quoi ressemblerait cette préparation
si chaque soirée avait un objectif précis et une sortie écrite ?
Si, au lieu de relire, vous saviez exactement quoi produire ce soir, en dix minutes.
Pour que ce travail serve au plus grand nombre, j'ai tout réuni dans un livre simple.
J'ai le plaisir de vous présenter le livre numérique :
L'Oral qui Compte
Présenter son travail devant un jury, et tenir l'entretien qui suit
Ce livre n'est ni un manuel de contenu ni un règlement d'épreuve. C'est une méthode d'oral, pour deux situations d'adulte : la soutenance d'un mémoire, d'une thèse professionnelle, d'un projet de fin d'études ou d'un rapport de stage, et l'oral de concours avec présentation de parcours, entretien et parfois mise en situation.
Vous n'y trouverez aucune durée présentée comme officielle, aucun critère d'évaluation, aucune composition de jury. Ces éléments varient d'une épreuve à l'autre et se vérifient dans le règlement de la vôtre. Ce que vous y trouverez, ce sont les gestes qui fonctionnent quel que soit le temps qui vous est donné.
À l'intérieur, chaque leçon suit toujours la même trame : ce que vous allez savoir faire, le principe en quelques lignes, le protocole pas à pas, des exemples travaillés dans des domaines variés, l'exercice du jour minuté et un critère de réussite observable.
Et le meilleur ?
Chaque séance produit quelque chose d'écrit. Au bout de la première semaine, une phrase et trois éléments choisis. Au bout de la deuxième, une présentation entière et chronométrée. Il n'y a jamais de soirée où l'on a l'impression de n'avoir rien fait.
Voici un aperçu de ce que vous apprendrez dans ce livre
Le parcours est composé de 5 étapes progressives et complémentaires :
Étape #1 : Ce que le jury écoute
Vous décidez ce que le jury doit emporter, avant d'écrire la moindre phrase.
- Le test du couloir : les trois phrases qui seront dites de vous en sortant
- La ligne de valeur, et les trois propriétés qu'elle doit avoir pour tenir
- Les trois preuves, et pourquoi elles doivent être de natures différentes
- La grille de tri en quatre statuts : ce qui est dit, mentionné, tenu en réserve, écarté
Étape #2 : La présentation qui tient debout
Vous construisez votre propos, de la première phrase à la dernière, dans le temps donné.
- Les quatre entrées qui fonctionnent, et celle que presque tout le monde emploie à tort
- Raconter une décision de travail en quatre temps, coût assumé compris
- Affirmer et borner : la formulation qui évite de survendre comme de se rabaisser
- Les limites dites par vous-même, et la conclusion qui referme sur ce que cela vaut
Étape #3 : Les supports, et la répétition
Vous réglez la question du support, puis vous passez de la feuille à la bouche.
- Les quatre seules fonctions d'un support, et le moment où il prend votre place
- La version de secours en cas de panne, préparée une fois pour toutes
- La carte d'appuis : toute la présentation ramenée à une seule face écrite à la main
- Les trois passages de répétition, et la répétition devant témoin avec ses trois consignes
Étape #4 : L'entretien avec le jury
Vous travaillez la partie que presque aucun candidat ne travaille, celle qui décide de la dernière impression.
- Les cinq intentions derrière une question, et la longueur de réponse qui convient
- La réponse en trois temps : la position, l'appui, la porte de sortie
- L'objection sur votre travail : accorder la part juste sans céder le périmètre
- La manière de dire que l'on ne sait pas, et la seule chose à ne jamais faire
Étape #5 : La motivation, la mise en situation, le jour même
Vous réglez le parcours, la motivation et la conduite de la journée.
- La motivation en faits vérifiables, au lieu des phrases que tout le monde prononce
- Le récit de parcours en trois moments plutôt qu'en chronologie complète
- La mise en situation en quatre temps, quand l'épreuve en comporte une
- Le jour même : l'attente, l'entrée dans la salle, les premières et les dernières secondes
Et vous ?
Serez-vous le prochain à entrer dans cette salle avec une phrase écrite, trois éléments solides et vingt-cinq questions déjà traitées à voix haute, plutôt qu'avec un document relu quatre fois ?
Voici comment accéder au livre numérique :
Cela se passe en trois étapes :
- Vous cliquez ci-dessous et validez votre commande sur une page sécurisée.
- Vous recevez tout de suite le lien de téléchargement du livre et de son carnet.
- Vous ouvrez la première leçon et vous faites la séance de dix minutes, ce soir.
- Livre numérique, aucun envoi postal : il se lit sur le téléphone, la tablette ou l'ordinateur de votre choix.
| Le livre numérique « L'Oral qui Compte », 35 leçons en 5 parties | valeur 47 € |
| Le plan de 30 jours, une leçon par jour et dix minutes par séance | inclus |
| La version resserrée en sept jours, quand l'épreuve est proche | inclus |
| Les trames à remplir : ligne de valeur, trois preuves, limites, conclusion | inclus |
| La table des cinq intentions du jury et la manoeuvre de chacune | inclus |
| Accès à vie au livre, sur l'appareil de votre choix | inclus |
Pour une durée limitée, vous pouvez obtenir un accès instantané et illimité au livre pour
17 €Téléchargement immédiat, garantie 30 jours.
Commencez pendant que le tarif de lancement est affiché...
Ce prix ne reflète pas la valeur de ce qui se joue ce jour-là : c'est la façon la plus simple de commencer ce soir.
Aujourd'hui seulement :
17 €Notre garantie de satisfaction de 30 jours
Je préfère mettre le risque de mon côté, pas du vôtre.
Vous disposez de 30 jours complets pour lire le livre, faire les exercices et vérifier si la méthode vous aide.
Si le livre ne vous convient pas, demandez un remboursement intégral en écrivant simplement à contact@speakaplomb.com.
Votre demande suffit. Vous n'avez pas à vous justifier.
Aujourd'hui seulement :
17 €Le tarif affiché aujourd'hui peut évoluer à l'avenir...
Il n'y a ni compte à rebours artificiel ni quantité limitée : vous voyez le tarif réel.
P.S. Si vous parcourez rapidement une page, voici un résumé simple
- Vous obtenez le livre « L'Oral qui Compte » pour 17 € au lieu du tarif habituel de 47 €.
- Vous recevez 35 leçons courtes en cinq parties, construites autour d'une ligne, de trois preuves et d'une tenue.
- Vous recevez le plan de 30 jours, la version resserrée en sept jours, les trames à remplir et la table des cinq intentions du jury.
- Livre numérique à télécharger tout de suite, aucun envoi postal.
- Remboursement intégral dans les 30 jours, sans avoir à vous justifier.
Aujourd'hui seulement :
17 €Merci d'avoir pris le temps de lire cette page.
J'espère sincèrement que ce livre vous donnera ce qui manque partout ailleurs sur ce sujet : non pas davantage de matière à réviser, mais une façon de la présenter et de la tenir devant des gens qui vous écoutent, puis vous répondent.
À votre prochaine prise de parole,
Thomas Vasseur
Les résultats dépendent de votre situation et de votre pratique des exercices. Speak Aplomb est un contenu éducatif et ne garantit pas un résultat professionnel particulier.